Vapotage : l’ANSES confirme des dangers sanitaires, même sans nicotine

Vapotage : l’ANSES confirme des dangers sanitaires, même sans nicotine

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) vient de publier un rapport préoccupant sur les effets du vapotage. Cette analyse démontre que la cigarette électronique peut provoquer des atteintes cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes, même sans nicotine.

Depuis 2025, plusieurs études internationales arrivent aux mêmes conclusions. Ainsi, l’absence de nicotine ne garantit pas l’innocuité du vapotage. Par conséquent, les autorités sanitaires renforcent désormais leurs messages de prévention.

Une pratique qui s’installe durablement en France

Selon le Baromètre de Santé publique France 2024, plus de 6 % des adultes vapotent quotidiennement. Cela représente plus de trois millions de personnes exposées chaque jour aux émissions des cigarettes électroniques.

De plus, l’enquête de l’ANSES révèle que 74 % des vapoteurs utilisent leur dispositif tous les jours. Par ailleurs, 79 % consomment des liquides contenant de la nicotine. Enfin, près de 59 % vapotent depuis plus de deux ans, ce qui confirme l’installation durable de cette pratique.

Cependant, de nombreux utilisateurs commencent à vapoter pour arrêter de fumer. Pourtant, ils poursuivent souvent cette consommation pendant plusieurs années. Ainsi, le vapotage peut devenir une dépendance prolongée, au lieu d’une étape transitoire vers le sevrage tabagique.

Des risques sanitaires confirmés sans nicotine

Le rapport ANSES 2026 met en évidence un point majeur : les effets nocifs existent indépendamment de la nicotine. En effet, le vapotage peut affecter les voies respiratoires, le système cardiovasculaire et les mécanismes liés au développement de cancers.

Ces dangers proviennent principalement des substances toxiques libérées lors du chauffage des e-liquides. Parmi elles figurent notamment le formaldéhyde, l’acroléine, l’acétaldéhyde, le furfural, le glyoxal et le propionaldéhyde.

Or, ces composés sont reconnus pour leurs effets toxiques et cancérogènes. De surcroît, l’ANSES précise qu’ils sont systématiquement présents dans les émissions des cigarettes électroniques. Ainsi, aucun e-liquide ne garantit une inhalation totalement sans risque.

L’association vapotage et tabac augmente fortement les dangers

Une étude publiée en janvier 2026 dans la revue Frontiers in Oncology analyse les conséquences du double usage. Les chercheurs ont comparé 256 jeunes adultes atteints d’un cancer du poumon à près de 3 000 sujets témoins.

Les résultats montrent que l’utilisation combinée du tabac et de la cigarette électronique multiplie considérablement les risques. Notamment, les adénocarcinomes pulmonaires affichent un risque multiplié par 14,8 chez les doubles utilisateurs.

Contrairement aux idées reçues, vapoter tout en fumant ne diminue pas les dangers. Au contraire, cette association cumule les effets toxiques propres à chaque produit.

Des effets cardiovasculaires désormais démontrés

En avril 2025, des recherches financées par les National Institutes of Health ont étudié les conséquences du vapotage sur les vaisseaux sanguins. Ces travaux, menés sur 120 volontaires, démontrent une altération significative de la fonction vasculaire.

Les vapoteurs chroniques présentent notamment une diminution de la production de monoxyde d’azote, un marqueur essentiel du bon fonctionnement vasculaire. Par ailleurs, leurs vaisseaux deviennent plus perméables et subissent un stress oxydatif plus important.

Ainsi, ces altérations peuvent augmenter le risque de maladies cardiovasculaires. De plus, les mécanismes toxiques diffèrent de ceux du tabac, ce qui explique pourquoi le double usage accentue encore les dangers.

Le vapotage exclusif double le risque de BPCO

Une étude menée par la Johns Hopkins Medicine sur près de 250 000 personnes établit un lien direct entre vapotage exclusif et broncho-pneumopathie chronique obstructive.

Les résultats montrent que les vapoteurs présentent un risque de BPCO multiplié par deux, même sans antécédent de tabagisme. Cette étude constitue l’une des premières preuves solides des effets respiratoires à long terme du vapotage seul.

Les puffs : une porte d’entrée vers l’addiction chez les jeunes

Depuis 2020, les cigarettes électroniques jetables, appelées puffs, séduisent particulièrement les adolescents. Malgré l’interdiction de vente aux mineurs, environ un jeune sur dix âgé de 13 à 16 ans déclare en avoir déjà utilisé.

Face aux risques sanitaires et environnementaux, la France a interdit leur commercialisation en février 2025. Toutefois, de nombreux jeunes ont déjà développé une exposition précoce à la nicotine.

Selon l’Académie nationale de médecine, la rapidité d’absorption de la nicotine favorise une dépendance rapide. De plus, l’ANSES indique que plus de la moitié des vapoteurs âgés de 13 à 17 ans utilisent ces dispositifs quotidiennement.

Des risques également identifiés pendant la grossesse

Le rapport souligne également des effets possibles du vapotage sur le développement cardiovasculaire et respiratoire du fœtus. Ces risques existent même lorsque les produits utilisés ne contiennent pas de nicotine.

Pourtant, plus de la moitié des femmes enceintes qui vapotent le font quotidiennement. Elles pensent souvent protéger leur bébé en remplaçant la cigarette traditionnelle. Cependant, les données scientifiques suggèrent que cette stratégie peut rester dangereuse.

Les recommandations officielles de l’ANSES

Face aux risques identifiés, l’ANSES formule plusieurs recommandations essentielles :

  • éviter toute incitation au vapotage, notamment chez les jeunes et les non-fumeurs ;
  • limiter la banalisation de la cigarette électronique ;
  • réserver le vapotage à un usage temporaire dans le cadre du sevrage tabagique exclusif.

Peut-on considérer le vapotage comme une alternative sûre ?

Les données scientifiques convergent vers une conclusion claire. Le vapotage expose à des risques cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes, même sans nicotine. Par ailleurs, le double usage avec le tabac augmente fortement le risque de cancer du poumon.

Cependant, les spécialistes rappellent qu’il n’est jamais trop tard pour arrêter. Le vapotage peut représenter une solution transitoire pour certains fumeurs. Néanmoins, l’objectif final doit rester l’arrêt complet de toute inhalation de substances toxiques.

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